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Discours du Ministre de l’économie, des finances et du plan lu par le MDB

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Excellences Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs ;

  • Monsieur le Secrétaire général du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan ;
  • Monsieur le Secrétaire général de l’Association internationale des Services du Trésor ;
  • Monsieur le Coordonnateur de l’Inspection générale des Finances ;
  • Monsieur le Directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor ;
  • Mesdames, Messieurs les Conseillers techniques du Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan ;
  • Messieurs les Directeurs généraux ;
  • Madame, Messieurs les Conseillers techniques du Directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor ;
  • Distingués invités ;
  • Mesdames et Messieurs en vos titres et qualités.

Je suis heureux de présider la cérémonie d’ouverture du IXème  colloque annuel de l’Association internationale des Services du Trésor (AIST).

Je souhaite la bienvenue à nos illustres hôtes en terre africaine du Sénégal, pays de la Téranga.

Permettez-moi, tout d’abord, de transmettre les remerciements du Président de la République, Son Excellence M. Macky SALL et de l’ensemble du Gouvernement à l’AIST, pour le choix porté sur le Sénégal d’abriter ce colloque le processus de gestion de la dépense publique.

Dans un contexte où l’orientation de nos politiques publiques est tournée vers la quête de l’Emergence avec, en lame de fond, une forte exigence citoyenne pour un service public, notamment financier, de qualité, la réforme de la gestion publique s’impose  à nous comme une nécessité.

Ainsi, le nouveau credo du management public est d’insuffler une efficacité accrue à l’action administrative en vue de satisfaire les attentes légitimes de nos citoyens devenus mieux informés et donc plus exigeants. C’est dire, pour emprunter la formule de Michel CROZIER, je cite : « Seul un État modeste peut vraiment se révéler actif, car il est seul en mesure d’écouter la société, de comprendre les citoyens et donc de les servir en les aidant à réaliser eux-mêmes leurs objectifs. »

Mesdames et messieurs,

Le Sénégal, à l’instar des autres pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest africaine (UEMOA), s’est engagé dans un processus de réforme en profondeur de ses finances publiques.

Une dynamique de réforme qui se donne pour ambition de réaliser, à moyen terme, la mise en cohérence de la programmation budgétaire et les orientations des politiques publiques.

Il s’agit en l’occurrence de promouvoir une programmation budgétaire qui reflète à suffisance les grands choix et orientations des politiques publiques. Pour ce faire, il convient de sortir de la dictature de l’annualité, pour épouser le paradigme de la pluri annualité.

Il s’agira donc, dans cette perspective, d’articuler la stratégie sénégalaise de développement économique et sociale – le Plan Sénégal Emergent (PSE) – avec le budget.

C’est dans cet ordre d’idées que s’inscrit l’élaboration du document de programmation budgétaire et économique pluriannuel (DPBEP) ainsi que les documents de programmation pluriannuelle des dépenses (DPPD).

La production de ces documents, annexes du projet de loi de finances de l’année est effective depuis deux ans. Ces outils permettent de mieux cerner les orientations  socio-économiques de notre pays.  

Dans l’enjeu global que constitue la réforme de nos finances publiques, la nécessaire modernisation des processus de gestion des dépenses publiques, thème qui nous réunit ce jour, occupe une place importante.

Pour les pays visant un meilleur devenir économique et social, comme le nôtre, insuffler  plus d’efficacité et d’efficience dans le processus de gestion de la dépense publique constitue un passage obligé.La performance dans ce domaine postule la mise en place de cadres d’évaluation des politiques publiques, de mécanismes de ciblage des groupes vulnérables dans l’allocation des ressources publiques mais aussi une plus grande responsabilisation de l’ensemble des acteurs de la chaine d’exécution de la dépense.